RECONNAÎTRE UN VRAI CERDON

D'abord, conseille Andrée Piperini, il faut lire l'étiquette avec soin. Le véritable cerdon porte les mentions « Vin du Bugey », « Appellation d'origine », « VDQS (ou Vin De Qualité Supérieure) ». Le numéro d'identification INAO figure sur l'étiquette, et le timbre de la capsule est vert. Dans le verre, le cerdon doit être franchement rose. S'il est rose pâle, il peut avoir été sofré pour arrêter la fermentation. Le rose trop rouge est signe de macération : le raisin n'a pas été pressé immédiatement à la récolte et le tanin a coloré le jus. S'il est orangé, c'est que le vin a été chauffé pour accélérer sa prise de mousse, ou qu'il est vieux. Le cerdon ne se garde pas. La bulle doit être très fine et légère, pas du tout agressive. Le nez de fruits rouges se confirme au palais : l'arôme de fruits rouges ou des fruits des bois montre la présence de poulsard, un cépage particulièrement fragile mais indispensable pour compléter le gamay. « Aprés... on goûte, on boit, et on aime » achève Andrée.


HISTORIQUE ET INTERÊT TOURISTIQUE

Syndicat des vins du Bugey
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web : www.vinsdubugey.net
E-mail : delphine.engel@vinsdubugey.net

La vigne fut cultivée de tous temps en Bugey comme en Savoie depuis l'époque romaine. Au Moyen-Âge, elle fut étendue par les moines qui plantèrent de magnifiques vignobles sur les côteaux pierreux ou les buttes morainiques. Aujourd'hui le vignoble bugiste produit des vins d'appellation V.D.Q.S (Vin De Qualité Supérieure) dont la variété satisfait tous les goûts. Une trentaine de caveaux sont ouverts à la dégustation pour mieux faire connaître leurs produits. Une liste de producteurs est disponible au siège du Syndicat.